.
DERNIERE MINUTE-Lettre de Ensemble! 69 numéro 17, Juin 2017

Une situation porteuse d'espoir et de défis majeurs ...

Jean-Luc Mélenchon, présent "pour de vrai" à Lyon ce dimanche 5/02 avec 12 000 personnes et, "en  hologramme" au même moment en région parisienne avec 6000 personnes, a réussi ainsi son pari : ne pas laisser le terrain aux FN qui lançait sa campagne présidentielle autour de Marine Le Pen ; mais aussi celui de ne pas laisser le terrain à la "nouvelle" droite ultralibérale d’Emmanuel Macron qui y a tenu meeting aussi le 4/02, avec Gérard Collomb en "chauffeur de salle".
Il renouait avec les tonalités positives de la campagne du FDG de 2012 par son côté "éducation populaire" et par la justesse de ses attaques contre Marine Le Pen, Fillon, Macron et leurs "programmes".
Certes il n’a pas insulté l’avenir en ne prononçant pas une seule fois le nom de Benoît Hamon, mais a-t-il les moyens et la volonté de mener la bataille de l’unité entre les 3 candidats Hamon Jadot et JLM à partir des contenus pour porter en commun ce qui rassemble, et soumettre au débat et au verdict citoyen, les désaccords qui existent et qu’il ne s’agit pas d’escamoter ? C’est-à-dire la bataille pour un rassemblement à dynamique majoritaire gagnante, et pour la Présidentielle et pour les Législatives ?
Car là où le bat blesse, c’est l’étroitesse du seul mouvement France Insoumise (FI) au regard de cet enjeu qui, malgré son dynamisme reste sous l’influence dominante du PG et se refuse, à ce jour, de co-contruire la campagne avec les forces politiques qui appellent à voter pour lui : le PCF et Ensemble! tant au plan national que local. C’est pourtant une condition pour élargir encore plus la dynamique et les moyens de l’interpellation unitaire de Benoît Hamon et Yannick Jadot par JLM dans un esprit constructif.

Pour un "pacte pour une alternative à gauche"
Après un quinquennat désastreux, les élections présidentielles de 2017 sont lourdes de dangers pour les salariés, les chômeurs, la jeunesse et les populations discriminées. Dans cette situation, la victoire de Benoît Hamon contre Manuel Valls aux primaires du PS est une bonne nouvelle. C’est un effet différé du mouvement social du printemps contre la loi El Khomry et confirme une aspiration à gauche de sanctionner les représentants de la politique gouvernementale. Mais Benoît Hamon est maintenant confronté à la contradiction entre cette aspiration et le rassemblement avec les défenseurs de l’austérité au sein du PS. Il est décisif que cette contradiction soit clarifiée et la rupture avec le social-libéralisme confirmée.
Ensemble! s’est mis en campagne en soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour une rupture avec le libéralisme et le productivisme, pour rassembler toutes les forces de gauche et écologistes qui partagent cette exigence, remobiliser toutes les énergies au sein des classes populaires qui aspirent à un véritable changement.

Ensemble! propose que les trois candidatures à gauche ainsi que les forces voulant en finir avec le bilan désastreux de Hollande et mobiliser pour faire front face à Fillon, Macron et Le Pen, examinent les convergences possibles en vue d’une base commune autour d’un « Pacte pour une alternative de gauche ». Dans ce cadre, Ensemble! propose de multiplier les initiatives locales associant les forces politiques, le mouvement social, les forces citoyennes, notamment sous la forme de débats publics.
Un large rassemblement peut se construire pour la présidentielle comme pour les législatives autour de quelques grandes exigences économiques, démocratiques, égalitaires et écologiques.
Divisées, les candidatures de la gauche d'alternative n’ont aucune chance d’être présentes aux seconds tours des élections présidentielle et législatives. Si elles s'unissent autour d'un projet commun, elles peuvent rompre avec le social libéralisme, battre la droite et le Front national !